lundi 25 août 2014

C. de Metter : "Rouge comme la neige" (BD)

*****
(Editions Casterman, 2014, 110 p.) - Réf. géogr. : France/EU

Films noirs et romans noirs, je connaissais.
Là j’ai découvert ma première BD noire… Sombre et inquiétante.

Un western qui se déroule en 1896 dans le Colorado. Enlèvement d’enfants, procès, évasion, traque dans les montagnes enneigées, des morts bien sûr, mais pas ceux auxquels on s’attend. Ce roman graphique est doté d’un scénario très inattendu où chaque page apporte sa révélation fracassante. On frissonne en lisant ces cases crayonnées, couleur sépia et noir, avec soudain des taches rouges sang, pour le sang versé bien sûr.  
La fin est stupéfiante et glaciale. « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… »
Question lancinante dans cette histoire : quel est au final le meilleur avenir pour l’enfant ?

Résumé : 
"États-Unis, 1896. Dans une petite ville du Colorado, on s’apprête à juger un homme soupçonné d'enlèvements d’enfants, Buck MacFly. Mais le procès tourne court. Une femme venue en ville assister au jugement avec son fils adolescent Sean, la veuve MacKinley, fait évader MacFly, persuadée qu'il possède des informations sur sa fille Abby dont elle est sans nouvelles depuis sa disparition soudaine il y a six ans. Cette mère éplorée se pense suffisamment forte pour contraindre ensuite son prisonnier à la conduire jusqu'à Abby - où qu'elle se trouve. Mais ce n'est pas si simple. Tandis que le shérif alcoolique Cassidy organise la traque pour retrouver les fuyards, MacFly, de plus en plus cynique et inquiétant au fil de l'échappée dans la montagne et le blizzard, révèle à Sean et à sa mère qu'il connaissait bien leur père et époux George MacKinley, mort quelques années auparavant à la bataille de Wounded Knee. Pièges, faux-semblants, coups de théâtre: rien ni personne, dans cette histoire âpre et violente à la True Grit, ne semble finalement conforme à ce qu'il semblait être…"

--> Chronique "BD"...

lundi 18 août 2014

Coléoptères et libellules mis en beauté à Montréal

Une vision incroyable... un peu bizarre.
Comme des joyaux précieux montés en colliers, brillant de mille feux.
Uniques, sans prix...

Il s'agit d'une collection de coléoptères, magnifiquement mise en beauté par l'insectarium de Montréal.
A voir en vrai, l'effet est vraiment troublant.



Autre jolie présentation de l'insectarium de Montréal :

l'allée ponctuée de boules de verre chacune représentant une libellule ou un insecte.

L'insectarium : une visite chaudement recommandée !



--> les "zarbis" du blog...

vendredi 15 août 2014

Instantanés du métro

Dans un wagon du métro parisien..., ces vers de Hamid Tibouchi :

Et dans une autre rame, d'autres vers magiques :

"Sur le rayon de
La bibliothèque, je
Range le soleil"

(Philippe Kowal)


Tandis que dans le subway de New York, cette fresque de James Gulliver Hancok...

Je suis une... libellule

Je me présente : libellule sympetrum posée sur un framboisier dans un jardin montréalais au Québec.


Vous ne me croyez pas ? Vous trouvez que je ressemble à "ET" le gentil extraterrestre ?
Vous aurez bientôt droit à d'autres vues de ma gracieuse silhouette et pourrez admirer ma couleur rouge sang...

--> Vous avez dit "bizarre" ? voir la chronique "zarbi"...

mercredi 13 août 2014

Mary Cassatt au MET de New York

J'ai découvert Mary Cassatt, peintre américaine (1844-1926) et ambassadrice du mouvement impressionniste américain, en 2012. Voir : "Lydia Cassatt lisant le journal du matin".
Alors le voyage à New York me faisait miroiter quantité d'oeuvres de Mary Cassatt à admirer jusqu'à plus soif.  Que nenni : sept tableaux en tout, au Metropolitan Museum (le MET). Quant au MOMA (Museum of Modern Arts)... zéro tableau de Mary Cassatt ! mais peut-être parce que ce musée doit fermer temporairement des salles en raison du manque de surveillants dû aux restrictions budgétaires.

Sur les sept tableaux exposés au MET, cinq m'ont ravie, et deux moins emballée. J'ai vraiment admiré les peintures représentant la soeur aînée de Mary Cassatt, Lydia, qui était un sujet de prédilection pour les tableaux de Mary. Une profonde affection unissait les deux soeurs. Lydia était malade et sa santé fragile transparaît dans les tableaux de Mary.
The Cup of Tea


Lydia Crocheting in the Garden at Marly















"Lydia Crocheting in the Garden at Marly" a été peint en 1880, les deux soeurs ayant séjourné à Marly-le-Roi durant l'été 1880. Although Cassatt was generally uninterested in plein-air painting, she captured the effects of dazzling sunlight beautifully in this work, especially in Lydia's large white hat. (MET)

Le tableau "The Cup of tea", peint vers 1880/1881, fut présenté à l'exposition des impressionnistes de 1881 à Paris et acclamé par la critique. Cassatt's embrace of French impressionism is signaled by her scintillating brushwork, high-keyed palette and emphasis on contrasting complementary colors. (MET)

Lilacs in a Window
"Lilacs in a Window" (1880/83) :
Young Mother Sewing
Cassatt appears to have been experimenting with the effects of sunlight through a window, and with the contrast of complementary colors while also creating a visual dialogue between the ordinary setting with its diagonal lines, and the organic sumptuousness of the lilacs. (MET)




"Young Mother Sewing" (1900)
Sa soeur Lydia est morte en 1882.
A partir des années 1890, Mary Cassatt a choisi de peindre quasi-exclusivement des portraits de mère et enfant.
Elle était très attachée à ses nièces et neveux, et pour sa part ne se maria pas (cela ne pourrait que nuire à sa carrière estimait-elle) et n'eut pas d'enfants.

Ci-dessous, deux tableaux sur le thème "Mother and Child", peints aux alentours de 1899 :
- A gauche : "Baby getting up from his nap"
Mother and Child
- A droite : "The Oval Mirror"
Ces deux tableaux ne sont pas ceux que je préfère sur la relation maternelle, et je fus étonnée lors de ma visite au MET que le musée ne détienne pas plus d'oeuvres de Mary Cassatt.
(Ma photo du 7e tableau, "Lady at the Tea Table" 1883/85, est hélas floue).

En revanche, la salle consacrée aux impressionnistes américains 1890/1920 m'a permis de decouvrir les peintres Childe Hassam ("Celia Thaxter's Garden, Isle of Shoals", "The Water Garden"), John Singer Sargent, Edmund Charles Tarbell ("Across the Room"), John White Alexander ("Repose")...
Il me faut à présent courir au Musée d'Orsay qui possède 6 tableaux de Mary Cassatt.

--> Voir aussi "Impressionnistes en privé : Eva Gonzalès et Mary Cassatt..."

mardi 12 août 2014

Garth Stein : "The art of racing in the rain" (EU)

"L'art de courir sous la pluie" ***** (Etats-Unis - Harper Perennial Editions, 323 p., 2008)

Un gentil roman, surtout pour les dog-lovers... (et les fans de Formule 1 !). 
C'est l'histoire de Denny, sa femme Eve, leur petite Zoë, et les accidents de la vie, vus à travers les yeux d'Enzo, le chien de la famille. 
D'emblée, le lecteur comprend qu'il s'embarque dans une histoire plus triste que gaie, car Enzo commence à raconter cette histoire alors qu'il est perclus de douleurs, vieux (11 ans), fatigué et conscient de vivre ses derniers jours. Il reste stoïque cependant car il a vu dans un documentaire TV sur la Mongolie que les chiens pouvaient se réincarner en humains et cette perspective le rassure. Il ne restera ainsi jamais loin de son maître.

Enfermé dans ce minuscule appartement de Seattle, Enzo guette le retour de son maître par la fenêtre. Ces deux-là sont liés par une tendre complicité, qu'Enzo va raconter à partir de leur première rencontre. Complicité totale entre le toutou et le jeune célibataire fan de courses automobiles, puis partagée à contre-coeur avec la compagne de celui-ci. Jusqu'à la naissance de la petite Zoë, qui rapproche tout le monde. Mais Eve tombe malade, gravement, et Enzo lui apporte son meilleur soutien, jusqu'à la fin.
Après la perte de sa femme, commence alors un autre combat pour Denny : les parents d'Eve réclament la garde de Zoë.

Le chien Enzo raconte tous ces événements et le quotidien avec humour et lucidité. Les grands-parents machiavéliques deviennent les Evil Twins. Enzo assiste à leur sordide complot qui vise à accuser Denny de viol sur mineure, et réagit comme il peut (en souillant leur précieux tapis persan !). Surtout, il se débrouille pour apporter un soutien indéfectible à son maître, ne serait-ce qu'en aboyant deux fois (un code entre eux deux).

Bien sûr, c'est une happy ending story. Un peu trop beau pour être vrai, mais l'on peut alors regarder ce roman comme un conte. Je ne me suis jamais lassée de ma lecture, facile, distrayante (en vacances...), et originale : un chien qui visionne avec son maître les videos de courses de F1, et interprète la vie selon l'art de conduire sous la pluie.

--> Voir mes "Lectures canines"
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