dimanche 17 juin 2012

Le peintre Monet au musée Marmottan - Eloge du jardinage

Nous sommes allées, mon amie Isabelle et moi, visiter l'expo consacrée à Berthe Morisot, l'artiste-peintre qui fut la seule femme à faire partie du cercle des "impressionnistes". Cette exposition se tenait au musée Marmottan-Monet à Paris. Et ce fut aussi l'occasion d'admirer quantité de toiles célèbres de MONET.

Pont japonais
(Musée Marmottan)
(Musée Marmottan)
Quel bonheur de contempler toutes ces versions des nénuphars, dont les toiles géantes. Les tableaux étaient originalement mis en valeur avec un accrochage sur paroi de plexiglas qui permettait au visiteur de tourner autour des tableaux, et donnait même l'impression que l'on se promenait en pleine nature au milieu des nénuphars, sous la glycine, près du petit pont japonais... la barque nous attendant au bord de l'eau...

Claude Monet avait la passion du jardinage.
Quand il s'installa dans sa belle propriété de Giverny en 1883, il entreprit des aménagements impressionnants pour créer un jardin de fleurs à son goût. Il fit remplacer "les épicéas de l'allée centrale par des rosiers, les arbres fruitiers par des cerisiers du Japon, et relégua le potager hors de sa vue...". Du printemps à l'automne, le jardin est toujours coloré.

" Dès qu’une fleur se fane, je l’abats, je la remplace. Les fleurs ne peuvent pas vieillir " : Monet est un sage jardinier.


Le dossier pédagogique du Musée Marmottan nous apprend que ses goût sont éclectiques. Il aime les roses, les tulipes, les tournesols, les dahlias, les gloxinias, les capucines, les iris, les hémérocalles, la glycine... "Les plants sont regroupés par couleur dans des parterres rectangulaires. une organisation chromatique qui fera dire à sa femme Alice : "Le jardin est ton autre atelier, elle est là ta palette."

Sa passion des fleurs est telle qu'il consulte des ouvrages d'horticulture. "A la fin de sa vie, Monet emploiera une dizaine de jardiniers ! avec eux, il se lancera même dans la création d'hybrides et obtient un iris baptisé blanche, un pavot Monetti et un dahlia Digouennaise."
Quand il doit s'absenter de Giverny pour peindre, il laisse moult consignes pour l'entretien de son jardin : "étiqueter les dahlias,par couleur, acheter des tuteurs en châtaignier pour les rosiers, bouturer les petites capucines...".

Le dossier du Musée Marmottan explique l'harmonie entre le peintre et son jardin, qui est aussi son oeuvre.
(Musée Marmottan)
"Ici, le peintre et le jardinier ne font plus qu'un. Le jardinier façonne un paysage unique et complexe pour les besoins du peintre. Autour du bassin, des iris et des agapanthes. Sur l'eau, des hybrides de nénuphars, les célèbres nymphéas roses. Monet se les procure dès 1894 auprès du pépiniériste Joseph Bory Latour-Marliac, qui a créé cette variété à partir d'un nymphéa sauvage rouge apparu dans le fjord suédois de Fagertärn.

Mais Monet ne commencera à peindre ces fleurs aquatiques que quelques années plus tard. « J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas ».

Amateurs de jardins, de jardinage, et de peinture : vous devez visiter le Musée Marmottan !
Et jusqu'au 1er juillet 2012, ne manquez pas la belle exposition consacrée à Berthe Morisot, dont je parlerai prochainement.

Et pour les amateurs de nénuphars, voici ceux en plaques d'aluminium imaginés par l'artiste canadien Gordon Halloran, qui défient les saisons. (photo prise à l'expo "Jardins jardin" au jardin des Tuileries - juin 2012)


Lotus in motion - Gordon Halloran
(Musée Marmottan)




Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...